Les opinions du ministre de la Mobilité Pascal Smet (SPA) et du ministre-président Rudi Vervoort (PS) divergent sur le sujet, rapporte La Capitale. Un autre sujet de discorde après le dossier du Plan taxi. Pascal Smet doit également restaurer la confiance et de conclure un accord avec Uber.

Le début du chantier de réaménagement du tunnel Léopold II est prévu dès le début du mois de mai avec dans un premier temps des travaux prévus uniquement la nuit du dimanche au jeudi. Par contre, pendant les deux mois d’été (juillet et août), le tunnel sera fermée à la circulation dans les deux sens. Pour cette période, le gouvernement bruxellois doit se mettre d’accord ce jeudi sur le scénario à adopter pour le plan de mobilité. Et les opinions divergent au sein même de la majorité gouvernementale bruxelloise.

Le socialiste flamand défend le scénario du sens unique autour de la basilique de Koekelberg, tandis que le ministre-président est prêt à soutenir l’option de la fermeture de l’accès de l’E40 sur l’avenue Charles-Quint si les garanties de la Flandre ne sont pas suffisantes.“Si nous n’avons pas des mesures concrètes, Rudi Vervoort est prêt à soutenir la proposition de fermeture de l’accès de l’E40 sur l’avenue Charles Quint. Le ministre-président ne veut pas que cela devienne la révolution dans ce coin-là de Bruxelles et il souhaite éviter les bagarres électoralistes lors des prochaines élections”, explique, dans le quotidien, le cabinet de Rudi Vervoort.

Pascal Smet doit restaurer la confiance et de conclure un accord avec Uber
Le ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort (PS) était jeudi matin sur La Première pour évoquer son accord sur les allocations familiales. Interrogé sur son ministre de la Mobilité Pascal Smet (SPA), le socialiste a dit attendre de lui de restaurer la confiance avec le secteur des taxis.

Alors que les taxis ont bloqué mardi la capitale pour protester contre le plan de Pascal Smet, Rudi Vervoort a fait savoir que c’était à ce dernier de restaurer la confiance avec le secteur. “Quand vous savez que vous allez réguler un secteur, vous ne devez pas frontalement dire que vous allez tout changer et, par la bande, faire comprendre que le modèle Uber est un modèle intéressant. Il faut réformer le secteur. Uber, c’est 4,5 milliards de pertes. Donc financièrement on peut se poser des questions; et socialement c’est le définancement de la sécurité sociale”.

“Jusqu’à preuve du contraire” Pascal Smet a encore la confiance de Rudi Vervoort, a-t-il indiqué à Thomas Gadisseux, “mais c’est à lui à le démontrer en étant en capacité de restaurer la confiance et de conclure un accord avec Uber”. Son ministre de la Mobilité va-t-il terminer la législature? “Je n’en sais rien”, a répondu Rudi Vervoort. “Je suis à la tête d’une équipe, je veux qu’elle fonctionne. Tant que la majorité parlementaire soutient le gouvernement, je n’ai pas de souci. C’est clair qu’il y a des choses à améliorer. En période électorale, je ne veux pas qu’on nous tire dessus de tous les côtés parce que ce dossier aurait été mal préparé”.

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